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Fédération SUD Collectivités Territoriales : 64 ans, la retraite des morts !

64 ans, la retraite des morts !

Aujourd’hui, 25% des plus pauvres sont déjà mort.es à l’âge légal actuel de départ à la retraite (62 ans), contre 5% des plus riches.

Avec la réforme Macron-Borne, c’est 30 % des plus pauvres qui mourront à la tâche !

Publié le 10 janvier 2023

L’espérance de vie en bonne santé stagne voire régresse comme au USA. Elle se situe autour de 65 ans
L’augmentation de l’espérance de vie est déjà grignotée par les précédentes « réformes ».

Le nombre d’années passées en retraite diminue. Les contres-réformes déjà appliquées ont pour conséquence de reculer l’âge effectif de départ à 64 ans pour une retraite complète.

Selon une toute récente étude de la direction des politiques sociales de la Caisse des dépôts, dans les collectivités territoriales, les agents de catégories C adjoints techniques territoriaux ont une espérance de vie à 65 ans qui est en moyenne inférieure de près de deux années à celle de l’ensemble des hommes dans la population française.

Globalement, parmi les fonctionnaires qui relève de la CNRACL, celles et ceux qui perçoivent une pension d’invalidité ont une espérance de vie à 65 ans nettement plus réduite que celle des non invalides : de 3 ans et 8 mois pour les femmes, de 5 ans pour les hommes.

Tous les rapports du Comité d’Orientation des Retraites le confirment ! Affirmer qu’il y a un problème de financement de nos retraites et soutenir que notre système est en péril... C’est un mensonge que Macron et Borne ont de plus en plus de mal à masquer !

Sous l’effet des contre-réformes déjà menées, les dépenses n’augmentent plus, malgré la hausse du nombre de retraité·es. Au contraire les dépenses de retraite dans le PIB vont baisser, sans même avoir besoin de prendre de mesure supplémentaire. La réforme Macron va accélérer et accroitre ce phénomène. Et si certaines années seront déficitaires (10 milliards sur 345 milliards de dépenses retraites, soit 3%), l’équilibre du système est assuré jusqu’en 2070.

Reculer l’âge de départ, c’est provoquer une explosion des arrêts maladie, de l’invalidité... c’est augmenter le nombre de chômeurs ses âgé·es et de personnes aux minimas sociaux... Car après 60 ans, moins d’un·e travailleur·ses sur 3 est en emploi.
Reculer l’âge de départ à la retraite, C’est se priver de tout ce que la personne en retraite apporte à la société de façon bénévole.

Les personnes qui ont commencé à travailler avant l’âge de 20 ans et qui peuvent aujourd’hui partir à 60 ans (carrière longue) subiront aussi ce recul. Ils partiront donc à 63 ans.
La promesse d’une retraite minimum à 1200 € ne concernerait que 2 millions de retraités sur 17 millions, car elle ne bénéficie qu’aux carrières complète.
Reconnaître la pénibilité ? C’est de l’enfumage, Macron ayant supprimé quatre des dix facteurs de pénibilité.


  Retraite à 60 ans, 55 pour les métiers pénibles, 37,5 années de cotisations maximum pour le Taux plein, avec 75% minimum du dernier revenu, pour tous les régimes et annulation de la décote.
  Pas de retraite inférieure au SMIC revendiqué (1800 €)
  Augmentation des salaires en prenant sur les profits et taxation des profits
  Égalité des salariale femmes/hommes et donc égalité des retraites
  Fin des exonérations de cotisations sociales et des niches fiscales
  L’indexation des retraites sur le salaire moyen
  Gestion des caisses de retraites par les salarié.es