EDITO
Le 7 juillet a été porteur d’un véritable espoir et d’une véritable joie dans notre camp social. Les gens sont sortis dans la rue pour fêter ce résultat, la joie populaire faisait plaisir à voir. Depuis de trop longues années, notre camp social avait été privé de la moindre victoire. Et
même si nous n’étions pas dupes quant à l’utilité du vote dans nos démocraties, pour la première fois depuis longtemps, une partie d’entre nous avait pu se rendre aux urnes pour voter pour un programme et pas seulement pour faire barrage au RN.
Mais la bourgeoisie, bien installée dans les salons et les allées du pouvoir, ne l’entendait pas de cette oreille. Elle a tout mis en œuvre afin d’empêcher l’application de ce programme de rupture après 40 ans de la même politique néo libérale.
La bourgeoisie s’assoit sur les principes même qu’elle défend mordicus afin d’empêcher toute contestation des institutions et de leur caractère sclérosé, le fameux « ce n’est pas la rue qui gouverne/la légitimité c’est le résultat des urnes ». Cependant elle refuse d’entendre le verdict des urnes, pourtant très clair : un rejet total de la macronie et de son projet, une demande de changement immédiat. Macron voulait de la clarification ? Il l’a obtenue mais ça ne lui convient pas. Il s’ingénie donc à cacher sa défaite et à refuser la cohabitation, si ce n’est avec lui-même.
Macron refuse qu’un autre projet que le sien, celui de la bourgeoisie et des très très riches, soit appliqué. En faisant cela il prend le risque d’offrir le pays au RN lors des prochaines élections, mais le vit-il réellement comme un risque ? Il sait que l’extrême droite mènerait la même politique économique avec des couches bien épaisses de racisme et d’islamophobie en plus. Il espérait même sans doute gouverner avec le RN, raté ! C’est donc Michel Barnier, entré en politique sous Pompidou, tout droit sorti des années Chirac-Balladur qui se retrouve pro-pulsé premier ministre...
Encore un qui n’a jamais bossé, comme Attal, Bardella, Macron et tant d’autres, qui va nous faire la leçon sur la valeur travail, sur les assisté.es et tutti quanti. Les premier.es assisté.es ce sont elles et eux, payé.es par nos impôts depuis des décennies. Barnier se retrouve à la tête du gouvernement le plus réac depuis des décennies.

JOURNAL DE LA FÉDÉRATION DES SYNDICATS SUD DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES N°75
SOMMAIRE
- Édito p 1
- Nos luttes p 3
- Analyses (article central) p 6
- Les commissions p 10
- Brèves de syndicat p 12
- Nos tracts p 12
- Solidaires p 13
- Chroniques littéraires p 13
Publié le 7 août 2025