Qui peut encore le nier, si ce n’est les climato-sceptiques de tout poil. Ou encore celles et ceux qui servent la soupe à l’ordre établi ?
Quant à l’extrême droite, elle vient de découvrir le problème.
Le réchauffement climatique est connu des scientifiques depuis les années 70, éprouvé physiquement dès 2003, puis maintenant chaque année, avec ses terribles records de chaleur que l’on ne cessera de battre année après année.
Nos collectivités ne sont pas prêtes, elles réagissent encore bien souvent dans l’urgence. Les agent.es bricolent, les protocoles canicules sont encore trop peu nombreux et souvent incomplets voire déconnectés de la réalité des agent.es. Les solutions doivent être construites avec les agent.es. Et pourtant, de nombreuses instances consultatives ne sont même plus… consultées.
Les chaleurs dépassant les 30 degrés engendrent une souffrance et une fatigue proportionnelles à l’activité physique nécessaire au travail. Au-dessus de 28°C pour une activité physique légère, de 30°C pour une activité sédentaire, et avec des chaleurs répétées, le danger est là (voire les publications de l’INRS). Les établissements scolaires, notamment, ont montré une fois de plus qu’ils ne sont plus des lieux d’accueil « confortables » et sécurisés pour les usager.es et les travailleur.euses. Le travail en extérieur en devient dangereux pour la santé.
Nos revendications partent d’une exigence simple : quand il fait trop chaud, le travail doit s’arrêter. SUD revendique :
• le maintien ouvert des seuls services essentiels à la population,
• des autorisations spéciales d’absence climatique, et, quand le travail est possible, des aménagements horaires discutés avec les agent.es. Le temps de travail non effectué ne saurait être "récupéré". Aucun euro perdu pour fait climatique,
• la mise à disposition des collectivités territoriales, de financements permettant d’engager rapidement l’isolation thermique des bâtiments publics, notamment à travers le fond vert.
