Au 31 décembre 2023, la Fonction Publique Territoriale comptait :
• 1.43 millions d’agent·es titulaires • 539 000 agent·es contractuels
Entre 2022 et 2024 le nombre de contractuel·es a augmenté de 10.2% soit près de 26 % des effectifs.
Les collectivités utilisent massivement des contrats courts pour faire tourner des services pourtant permanents : écoles, périscolaire, animation, culture, services techniques, remplacements…
Des agent·es restent des années dans la précarité alors qu’ils et elles occupent des postes indispensables au fonctionnement quotidien des collectivités.
Les contractuel·es sont majoritairement :
• des femmes,
• des agent·es à temps partiel imposé,
• des agent·es de catégorie C,
• des jeunes,
• des personnels occupant des postes essentiels au service public.
Cette précarité impose :
• des salaires plus faibles,
• des difficultés d’accès au logement,
• une protection sociale plus fragile,
• des retraites plus faibles,
• une forte insécurité professionnelle.
Quand les équipes changent sans cesse, quand les agent·es vivent dans l’angoisse du renouvellement de contrat, ce sont aussi :
• la continuité du service public,
• les conditions de travail,
• la qualité du service rendu aux usagers,
• et la reconnaissance des métiers territoriaux qui sont affaiblies.
Les contractuel·les sont devenus, pour nos employeurs, l’outil de gestion de la masse salariale. Nous refusons que la précarité devienne la norme.
Nous exigeons immédiatement :
• la limitation stricte du recours aux contrats précaires ;
• la création d’emplois titulaires ;
• la titularisation des agent·es occupant des besoins permanents ;
• l’égalité de droits entre titulaires et contractuel·les ;
• de véritables perspectives d’évolution professionnelle ;
• une revalorisation des salaires.
Assez des discours. Il faut des actes.
Les élections professionnelles sont l’occasion d’exiger :
• des emplois stables ;
• des salaires dignes ;
• le respect des agents territoriaux ;
• un service public local fort et humain.
