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Fédération SUD Collectivités Territoriales : Stop aux pressions et à la brutalité managériale !

Stop aux pressions et à la brutalité managériale !

Les politiques d’austérité infligées aux services publics opèrent une transformation des méthodes RH qui s’appuient, entre autres sur une conception, une idéologie de l’organisation du travail issue de l’entreprise privée.
Nos collectivités territoriales n’en sont plus épargnées n’en sont pas épargnées. Nous faisons face à un système qui se déploie sur l’ensemble du territoire. Un système mené par certaines collectivités et les directions qui uniformisent les procédés, de la plus petite Commune à la plus grosse Région ou Département.

Publié le 1er octobre 2026

Les syndicats de notre Fédération sont déjà témoins des dégâts occasionnés par la généralisation l’extension de ces pratiques « managériales » violentes.

Un système qui prône l’évaluation du « savoir-être », gratifie le « mérite » et les « talents » de celles et ceux qu’il qualifie de « collaborateur » « collaboratrices » et qui brutalise déjà dans certaines collectivités.
Les premières victimes sont les agent.es les plus engagé.es dans leur mission de service public, celles et ceux qui interrogent le sens, les moyens et l’intérêt des populations. Il concernera bientôt tou.tes les agent.es.

Un système renforcé par une chaîne hiérarchique ultra verticale et incarné par des certains individus qui trouvent parfois là un super terrain de jeu quand le seul intérêt de leur fonction est l’exercice du pouvoir.
Un système qui laisse de moins en moins de possibilité d’action collective parce qu’il détruit progressivement toutes les règles communes en mettant les agent.es en concurrence entre elles/eux.

Nos collègues, victimes de ce système, tombent malades et certain.es se suicident.

Nous les accueillons, recueillions leur parole, leur témoignage, les soutenons, les accompagnons… et nous retrouvons donc nous aussi de fait dans une gestion individuelle des conséquences.
Pour mettre à bas ce système : il faut l’analyser, le démasquer, nommer clairement « la violence managériale » en contrant notamment toutes les tentatives des employeurs et directions d’euphémiser, d’atténuer la brutalité du lien de subordination (avec leur « non-bien-être au travail » plutôt que de parler de souffrance au travail, leur « management non optimal » plutôt qu’en encadrement violent, etc.)
Combattre la violence organisationnelle et le management brutal c’est donc remettre en cause tout leur système et les méthodes qui le sous-tendent et dénoncer les cadres violent.es qui détruisent nos collègues et enfreignent les règles de droit telles que, par exemple, celles fixées par l’article L.1152-1 du Code du Travail qui définit le détournement du lien de subordination, le détournement de pouvoir de direction, le détournement du pouvoir d’organisation.
Un système qui prône l’évaluation du « savoir-être », gratifie le « mérite » et les « talents » de celles et ceux qu’il qualifie de « collaborateur » ou « collaboratrice » et qui brutalise déjà dans certaines collectivités.
Les premières victimes sont les agent.es les plus engagé.es dans leur mission de service public, celles et ceux qui interrogent le sens, les moyens et l’intérêts des populations. Il concernera bientôt tou.tes les agent.es.

Voter SUD pour combattre la violence organisationnelle et la brutalité managériale !

Déterminé.es et résolu.es à combattre la violence organisationnelle et la brutalité managériale, les équipes syndicales de la Fédération SUD collectivités territoriales accompagnent les agent.es victimes et construisent avec les collectifs de travail la cohésion et la dynamique nécessaire pour protéger la protection de toutes et tous.

  • la fin de la mise en concurrence des agent.es entre elles/eux. Cela passe par la suppression de la rémunération au mérite, de l’entretien annuel d’évaluation et de tous les outils de contrôle de la carrière et de coercition mise en disposition des cadres.
  • Cela passe également par la réhabilitation du statut et son évolution vers une réelle égalité de traitement permettant que les règles collectives garantissent les droits de chacun ;
  • la suppression des organisations de travail niant les métiers et l’expertise professionnelle des agent.es appliquées à nos collectivités, elles infantilisent et prônent la polyvalence pour toujours plus de flexibilité et génère perte de sens, souffrance et maladies professionnelles ;
  • l’abrogation du lien de subordination. La notion d’encadrement doit être revue et remplacée par la fonction d’animation et de coordination, légitimée et contrôlée par le collectif de travail.